L'orthonyxie

 

 

Cette thérapeutique s’adresse aux ongles de morphologie incarnés qui de part leur convexité excessive entraîne des douleurs conflictuelles avec les tissus avoisinants, pouvant aboutir à des lésions cutanées douloureuses, inflammatoires, ou infectieuses.

Ces pathologies cutanées douloureuses résultent du fait soit de la pénétration de l’ongle dans les tissus avoisinants (ongle incarné) soit de la pression excessive de l’ongle sur les tissus sous-jacents (kératome sous unguéal, et / ou du sillon de l’ongle) soit du frottement de la plicature de l’ongle sur l’orteil voisin (irritation, induration, plaies).

 

 

Les différents appareillages actuellement employés

 

Principe de base

 

L’orthonyxie est un appareillage positionné sur la plaque unguéale et dont la fonction est d’augmenter de manière active et durable, le rayon de courbure de l’ongle, en appliquant à ce dernier une force de traction contraire à sa force de pénétration dans les tissus contigus.

La décompression du lit de l’ongle qui en résulte permet à celui-ci de se revasculariser, et atténuera ou résorbera les douleurs conflictuelles existantes.

Toutes les techniques actuellement utilisés dans le cadre de l’orthonyxie mettent en œuvre un appareillage fixé sur la plaque unguéale.

Actuellement, la correction s’effectue principalement au moyen de l’un des dispositifs suivants :

 

 

Une agrafe en fil d’acier :
 
En forme d’oméga dont les deux extrémités viennent crocheter les bords latéraux de l’ongle, et d’une boucle qui permet de régler la force de traction.

Inconvénients :
Ce procédé outre qu’il requière un fastidieux travail préparatoire (séance de moulage de l’ongle du patient, confection de l’agrafe appropriée) présente souvent des difficultés de pose : l’hypertrophie fréquente des bourrelets peri-unguéaux,ne permet de positionner l’agrafe qu’au tiers distal, ce qui réduit considérablement l’efficacité du guidage de la croissance de l’ongle.

 

Un pontet :
 

Constitué de deux plots d’encrage collés sur la plaque unguéale et entre lesquels est tendu un dispositif de traction (fil d’acier, ressort métallique, anneaux élastiques).

Inconvénients :
Ce procédé pallie le double désavantage de l’agrafe en fil d’acier, mais présente les inconvénients suivants :

  • Il est nécessaire de disposer d’éléments de traction de la taille requise par la largeur de l’ongle à traiter et la traction à lui appliquer.

  • La pose du système de traction est un travail minutieux non exempt d’aléas.

  • Les deux plots constituent des aspérités susceptibles d’accrocher le chaussant, et souvent de provoquer le décollement du pontet.

 

Une languette :
 

Rigide, le plus souvent plastifiée et collée sur toute sa longueur, au niveau du tiers proximal de la plaque unguéale, elle épouse alors la forme incurvée de l’ongle, et tendra ensuite à retrouver sa rectitude initiale, redressant ainsi les bords de l’ongle.

Ce système monobloc se pose aisément, et son absence de surépaisseur, évite généralement tous risques de décollement.

Inconvénients :
Outre la nécessité de disposer comme dans le cas du pontet de tout un assortiment de taille, la flexibilité toute relative du matériau ne permet pas à la languette d’épouser entièrement certaines formes pathologiques d’ongle.

 

L’agrafe en fil titane :
Un fil titane, dont le diamètre est fonction du degré de traction souhaitée, est fixé à deux plots en résine placés sur la plaque unguéale, à l’instard de la languette, le fil titane, redressera les bords de l’ongle, en retrouvant progressivement sa rectitude initiale.

Cette technique, bien que le fil titane soit coupé à la demande, reste onéreuse (utilisation d’un métal couteux, de résines, de bonding et d’une lampe à polymériser) et la pose relativement complexe.